poésies

Prisme

L’océan aspire le soleil
Comme une coupe de lumière
Dans la plongée d’une nuit

– Gérard Mornet

et les cœurs se grandissent
ils s’ouvrent à la joie à la honte 
pour que l’indifférence s’estompe

Emmanuelle de Dardel 

holocauste

il pleut du sang

sur nos mains

dans nos cœurs

il pleut du sang

à chaque enfant sacrifié 

à chaque parent massacré 

il pleut du sang

quand le silence fait sa loi

quand les yeux refusent d’entendre

– Emmanuelle de Dardel

subtil

saisir le souffle

de l’inespéré

de l’inconnu

au vol

avant qu’il ne s’échappe encore

comme imperceptible

– Emmanuelle de Dardel

Palinodie

Autrefois tant aimé l’amour l’a consumé
Ses rêves enflammés désormais exhumés
Son coeur va s’animer et à nouveau aimer

– Charly Dufaud

avec parcimonie et sans à priori
il oublie dysphorie et autre acrimonie
que cette symphonie dure toute une vie

– Emmanuelle de Dardel

Aider c’est aimer

Quand on aide, c’est qu’on aime. Quand on fait semblant d’aider, on fait aussi semblant d’aimer. Quand on enfonce, c’est qu’on déteste. Le plus difficile est de discerner ceux qui font semblant, car ils sont souvent très doués pour cacher leurs véritables intentions.

– Emmanuelle de Dardel

éclat

c’est beau quand il fait gris

toutes les couleurs ressortent

les fleurs les feuilles les arbres la nature

comme une promesse de soleil et de joie

– Emmanuelle de Dardel

réminiscence

il neige des pétales

sous le vent du printemps

des pétales fanés et défraîchis

qui viennent virevolter sous tes yeux

pour te rappeler ta propre vulnérabilité

et même si la vie est éphémère

elle recommence chaque instant

chaque jour mois saison année

– Emmanuelle de Dardel

Visions de l’amour 

Aimer c’est devenir soi, malgré tout.

– Emmanuelle de Dardel

Pour aimer, il faut surtout devenir soi.

– Delphine Garcia

Aimer c’est être en lien avec tout, malgré le soi.

– Philippe Petit

partition

chaque printemps

les oiseaux réapprennent à chanter

au sommet des grands arbres du temps

ils déroulent leurs trilles dans le ciel

tout près des nuages tout près des enfants

il ne reste plus qu’à les écouter

l’homme sait-il encore s’oublier pour entendre le chant du monde

– Emmanuelle de Dardel

Sans équivoque

Que je suffoque en cette époque
De ventriloques et de breloques
Avec ma muse au cœur baroque
Que nous importe d’être loufoques

– Charly Dufaud


et cette ardeur et cette chaleur
tous ces charmeurs que des farceurs
ils sont acteurs ou détracteurs
ils ont des ruses d’usurpateurs

– Emmanuelle de Dardel