Comme un arc-en-ciel
Les cris des oiseaux
C’est encore l’heure bleue
Comme un arc-en-ciel
Emmanuelle de Dardel
Les cris des oiseaux
C’est encore l’heure bleue
Comme un arc-en-ciel
Emmanuelle de Dardel
Oublie tes promesses
Fais semblant de rien
Lance-toi des fleurs
Pourtant toi et moi
On sait bien
Que tu as oublié
Tes paroles
Et ton âme
Emmanuelle de Dardel
Tu n’es pas là
il pleut sur l’amour
j’ai froid
les paillettes de l’été
sont mortes sur mes bras
sous les ongles
en vain je cherche
l’ultime sable
pareilles à des feuilles mortes
mes paupières tombent
sur mon rêve décapité
Mousse Boulanger, Ce qui reste de jour, Chambelland, 1975 (éd. originale), p. 26
Livre déniché le 20 05 2023 dans un cabinet d’amateur. Il est dédicacé de la main de l’auteur.
« L’autre intérêt de ne pas écrire seul provient de la confrontation au regard de l’autre, à son acceptation de ce que nous sommes puisque maintenant, il sait. Ceci est infiniment réparateur. Chaque fois que nous osons nous dévoiler dans notre nudité dérangeante, nous redonnons vie à notre être réel et commençons à laisser diffuser en nous son énergie guérisseuse. En laissant vivre notre être réel, nous nous ouvrons à son savoir instinctif. »
Un livre qui m’a été recommandé par une thérapeute, il y a quelques temps. Voici une citation que j’aime beaucoup, tirée du livre de Jean-Yves Revault, Manuel d’autothérapie par l’écriture, Genève, éd. Jouvence, 2019, p. 76.
I think that the role of an artist is to become free, to transcend. Then they can transform, enlighten, and become empowered. Jane Ash Poitras, 1997, Hart House, Toronto, Royal Museum, May 2022
…
Je crois que le rôle de l’artiste d’aujourd’hui est de parvenir à la liberté, à la transcendance. Ensuite, il peut transformer, éclairer, agir. Jane Ash Poitras, 1997, Hart House, Toronto, Musée royal, mai 2022
Liens
National Gallery of Canada, Musée des Beaux-Arts du Canada
https://www.gallery.ca/collection/artist/jane-ash-poitras
https://www.beaux-arts.ca/collection/artiste/jane-ash-poitras
Canada House Gallery
https://canadahouse.com/collections/jane-ash-poitras-rca-cm#
Has no one said those daring
Kind eyes should be more learn’d ?
Or warned you how despairing
The moths are when they are burned ?
I could have warned you ; but you are young,
So we speak a different tongue.
O you will take whatever’s offered
And dream that all the world’s a friend
Suffer as your mother suffered,
Be as broken in the end.
But I am old and you are young,
And I speak a barbarous tongue.
—
Et personne ne t’a-t-il dit
Que l’oeil qui ose et qui aime
Devrait être plus averti,
Ni instruite du désespoir
De l’éphémère qui brûle ?
J’aurais pu te l’apprendre, moi,
Mais tu es jeune, et nous parlons
Deux langues bien différentes.
Ah, tu prendras ce qui s’offre, tout,
Tu rêveras que le monde est bon,
Tu souffriras comme fit ta mère,
Brisée comme elle à la fin.
Mais je suis vieux, tu es jeune,
Je parle une langue barbare.
W.B Yeats, Quarante-cinq poèmes, éd. bilingue, trad. par Yves Bonnefoy, Gallimard, Paris, 1993, p. 50