le temps d’un ange le temps d’un songe attraper quelques rayons de soleil d’or dans nos mains tremblantes d’espoir déchirées par les dépits les délits les dénis et s’emplir de poussière d’or comme au premier jour au dernier jour
empreintes du temps les yeux des oiseaux dans le jardin du Rhin ton ombre qui s’envole sur les murs et ces églises partout autour d’un soleil qui grandit avec les âmes qui s’ancrent
Le soleil se lève et s’élève chaque matin, imperceptiblement. Il parcourt son chemin en même temps que nous, puis il recommence le lendemain et tous les autres jours, inlassablement. Sa course est presque immuable, pendant que les nôtres sont aléatoires et dépendent de nos rencontres. Nous sommes notre entourage.
le calme est trompeur ils mangent la terre et le soleil ils s’entredétruisent ignorant comment se parler comment se comprendre c’est la loi du plus fort le silence recouvre les âmes et le respect n’est qu’un vain mot la violence ne mène à rien faire confiance à la vie est illusoire nous sommes dans l’œil du cyclone et dans le déni tout peut basculer d’un jour à l’autre le soleil va-t-il se réveiller demain ou aura-t-il été dévoré le calme est trompeur
des pétales de lumière tendre se posent doucement sur l’eau délicatement ils bougent au rythme de l’onde et forment des dessins secrets dans ces vagues d’étoiles que seuls les cœurs sensibles lisent le soleil brasille deux fois depuis si longtemps que les peintres en ont fait un chef-d’œuvre sur le portrait de Renée Vivien
Merci beaucoup Laurence