boire à la coupe de toutes les pensées ancestrales qui élèvent qui défigent
porter nos enfants-mots en étendard
Delphine Garcia
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le grand vertige du temps et des mots de l'aube naissante à la nuit infinie qui adoucissent et qui plient les âmes qui résistent face à celles qui acceptent
le savoir libère la liberté est phénix et la décision est un dragon à apprivoiser pour grandir
la vie est imprévisible toi aussi moi aussi nous aussi et pourtant le chemin tracé ne mène pas à la liberté plus on s’en approche plus elle s’échappe l’incertitude nous fait vivre
Elle avait des oiseaux à la place des yeux et des nuages sur la langue. C’est en sautillant sur la pointe des pieds qu’elle aimait traverser la vie, l’air de rien, portée par ses ailes d’ange. Et parfois, elle rencontrait d’autres âmes-oiseaux, à la croisée des destins. Ces âmes-là, elle ne les reconnaissait pas tout de suite, il fallait du temps, beaucoup de temps, pour savoir s’ils attendaient des choses d’elle ou s’ils voulaient cheminer tendrement dans sa vie. Le tout était de les laisser être librement qui ils étaient.
à la frontière des langues des genres mille étincelles se renouvellent dans le mouvement intemporel impermanent fragile comme toi fort comme toi ils ne savent plus qui tu es mais qui es-tu vraiment tu as tant changé qu’ils ne te voient plus enfin c’est ce qu’ils aimeraient (te faire) croire aimeraient penser ils sont dans le déni comme la plupart des humains qui a envie d’admettre ses erreurs on préfère purger le monde plutôt que S’EXCUSER s’autodétruire petit à petit et insidieusement au lieu d’avouer ses faiblesses et sa vulnérabilité on veut vivre en liberté sans avoir à se justifier notre seule chance ce sont les enfants pourvu qu’on ne les enferme pas dans des théories obsolètes et qu’on leur apprenne à réfléchir en autonomie
Merci beaucoup Laurence