chaque printemps les oiseaux réapprennent à chanter au sommet des grands arbres du temps ils déroulent leurs trilles dans le ciel tout près des nuages tout près des enfants il ne reste plus qu'à les écouter l'homme sait-il encore s'oublier pour entendre le chant du monde
le vertige des vestiges les jours grandissent enfin comme s'il n'y avait plus de peurs tout est déjà écrit tout se sait l'évidence le temps danse une danse sans fin
boire à la coupe de toutes les pensées ancestrales qui élèvent qui défigent
porter nos enfants-mots en étendard
Delphine Garcia
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le grand vertige du temps et des mots de l'aube naissante à la nuit infinie qui adoucissent et qui plient les âmes qui résistent face à celles qui acceptent
le savoir libère la liberté est phénix et la décision est un dragon à apprivoiser pour grandir
à travers les branches les ombres du temps se dessinent sur les rêves et s’agitent en douceur elles n’oublient rien si ce n’est ce qu’elles ignorent
l’odeur des trahisons flétrit l’instant précieux alors elles l’écrivent envers et contre elles-mêmes elles poétisent le malheur dans l’entrelac des jours
au fil des jours qui s’allongent et s’étirent comme un chat heureux redécouvrir la simplicité à chaque nouvel éveil des jours généreux promesse du temps
un florilège de vie remplit l’air dru par-delà les mots bien avant la poésie le temps n’y résiste pas et l’espoir fou des arbres ils se mirent dans les nuages qui chantent le printemps naissant
Elle avait des oiseaux à la place des yeux et des nuages sur la langue. C’est en sautillant sur la pointe des pieds qu’elle aimait traverser la vie, l’air de rien, portée par ses ailes d’ange. Et parfois, elle rencontrait d’autres âmes-oiseaux, à la croisée des destins. Ces âmes-là, elle ne les reconnaissait pas tout de suite, il fallait du temps, beaucoup de temps, pour savoir s’ils attendaient des choses d’elle ou s’ils voulaient cheminer tendrement dans sa vie. Le tout était de les laisser être librement qui ils étaient.
Merci beaucoup Laurence