déjouer la faiblesse
ce sont les défaites des soleils
qui forgent des jours
dont la puissance se compare
à la pureté des chants d’oiseaux
à l’immensité des étoiles
– Emmanuelle de Dardel
ce sont les défaites des soleils
qui forgent des jours
dont la puissance se compare
à la pureté des chants d’oiseaux
à l’immensité des étoiles
– Emmanuelle de Dardel
les étoiles soufflent sur le monde
le temps d’un soupir
et les âmes s’ouvrent à la vie
– Emmanuelle de Dardel

Les poétesses de l’anthologie sont maintenant classées par ordre chronologique, pour voir quand elles ont vécu les unes par rapport aux autres.
Les cœurs tristes deviennent des étoiles.
- Emmanuelle de Dardel
Pourquoi une anthologie de poésie féminine ?
par-delà les nuages de pollen mordoré
mille fleurs et fleurettes multicolores
monts vert douceur et tendresse
les montagnes enneigées qui nous séparent
il y a ces cœurs qui palpitent à jamais
comme des étoiles immortelles
par-delà l'indifférence
quand l'invisible et l'infini s'entrouvrent
- Emmanuelle de Dardel
entre chien et loup
la liberté ouvre ses ailes
au bord du chaos
la vérité montre ses griffes
en arrivant sur les étoiles
on découvre la vie
peut-être trop tard
et si les tsunamis
n’étaient là que pour fendre
nos armures impossibles
libérer nos cœurs en cage
de nos inconscients collectifs
seules les belles âmes savent
que l’amour vrai et pur se chérit
comme un chemin en soi
– Emmanuelle de Dardel
elle cherche encore
toutes ces étoiles
dans ses yeux tristes
elle ne les a vues
qu’une seule fois
leur premier jour
c’est ainsi qu’elle sait
qu’il lui a menti
son amour était feint
– Emmanuelle de Dardel
quelques poussières d’or
des réminiscences d’étoiles
mortes il y a si longtemps
dans ces nuits froides de solitude
elles rallument les mains brisées
des phénix consumés
par la vie et ses vicissitudes
ou consumés par eux-mêmes
quelques poussières d’or
imprévisibles comme tout
à cueillir partout sur la neige
dans tes yeux dans son âme
– Emmanuelle de Dardel
à l’aube des jours
il est toujours temps
il reste l’espoir
de reprendre vie
et changer de route
ou renaître enfin
le crépuscule est un art
pour peu qu’on le voie
le chemin est voie
pour écrire ses rêves
même s’il faut s’enfuir
ailleurs loin de toi
et près des étoiles
là où les âmes vivent
– Emmanuelle de Dardel
Tout ce que j’écris en ce moment est impubliable. Trop personnel, trop intime, trop noir, trop déchirant, trop évident, trop… J’ai bien tenté de tout récrire de mille manières. Et c’est certain que j’y parviens, de temps à autre. Pourtant dans l’ensemble, plus j’avance, plus les textes deviennent impubliables, moins je parviens à les récrire. Ce sont des notes de mon inconscient, qui ne sont déjà plus inconscientes mais pas encore acceptables. Alors je les laisse dormir d’un œil, là dans mon cahier ou dans mon téléphone intelligent. Je ne les oublie pas, chaque texte est un nouveau fragment de mon nouveau moi. Je ne les oublie pas, je ne peux juste pas les publier. Je ne les oublie pas, ils sont indicibles mais présents. Comme des morceaux aléatoires d’étoiles au vent de la sagesse et de l’avenir.
– Emmanuelle de Dardel
moisson d’étoiles
au crépuscule sombre et froid
dans l’obscurité trop rapide
à l’horizon de ton cœur
dans tes yeux
les astres crépitent aussi
pour voir l’invisible
quand tu ouvres ton regard
– Emmanuelle de Dardel
Merci beaucoup Laurence