boire à la coupe de toutes les pensées ancestrales qui élèvent qui défigent
porter nos enfants-mots en étendard
Delphine Garcia
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le grand vertige du temps et des mots de l'aube naissante à la nuit infinie qui adoucissent et qui plient les âmes qui résistent face à celles qui acceptent
le savoir libère la liberté est phénix et la décision est un dragon à apprivoiser pour grandir
la pluie s’écoule souvent goutte après goutte des nuages gris à tes yeux verts vert océan à la houle primordiale des matins qui respirent encore surpris d’être en vie après les nuits de rage noire
pendant une vie je n’ai plus pu parler le poids était immense aussi lourd que la galaxie entière parler n’avait plus aucun sens puisqu’on ne me croyait pas
alors j’écri(vai)s de la poésie du fond de mon ciel noir nuit depuis mes canapés-lits nuages par-delà les étoiles meurtries les conflits et les silences qui croassent
aujourd’hui je parle un peu aux gens bienveillants qui écoutent un peu sourient avec des yeux étoiles et tendent la main sans exiger
les autres ceux qui jugent je n’y arrive plus toujours pas entendre est facile écouter (l’indicible) est un art
à travers la pluie l’orage la nuit l’oubli le soleil s’immisce doucement il poudre les feuilles les murs les peaux les âmes et rend le monde plus beau il brasille à nouveau son cœur bat au rythme de l’espoir
Merci beaucoup Laurence