boire à la coupe de toutes les pensées ancestrales qui élèvent qui défigent
porter nos enfants-mots en étendard
Delphine Garcia
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le grand vertige du temps et des mots de l'aube naissante à la nuit infinie qui adoucissent et qui plient les âmes qui résistent face à celles qui acceptent
le savoir libère la liberté est phénix et la décision est un dragon à apprivoiser pour grandir
des rayons de tendresse percent la brume du temps s’élancent entre les arbres s’écoulent sur les ailes des oiseaux s’élèvent sur les nuages s’enroulent autour de nos âmes sensibles et s’illuminent de nos mots d’amour
la poésie ne (se) vit pas « ce ne sont que des mots » qui se balancent doucement sur le fil du hasard les uns à la suite des autres ils ne soufflent ni espoir ni rêves ils traversent nos vies comme des pantins en bois inanimés ils ne sont ni nos yeux ni nos âmes
la poésie (se) vit ce ne sont pas que des mots qui se balancent doucement sur le fil du hasard les uns à la suite des autres ils soufflent espoir et rêves ils ne traversent pas nos vies comme des pantins en bois inanimés ils sont nos yeux nos âmes
récrire les mots maudits en mots tendres et lumineux pour reconstruire les âmes
récrire les mots dits en maux tendres et lumineux devenir étoile
récrire les maux dits mots tendresse et lumière devenir étoile
– Emmanuelle de Dardel
Trois versions différentes, imbriquées les unes dans les autres. Quel poème préférez-vous ?
Et après la publication de 100 articles dans l’anthologie de poésie féminine en ligne, avec Delphine Garcia @astres_lies, je fais une pause. Nous avons énormément travaillé pour créer une belle anthologie… et je dois maintenant me ressourcer, pour avoir du temps pour écrire ma propre poésie. Il n’en reste pas moins que c’est un travail considérable, entre la création du site, la recherche des textes et la gestion. J’espère que cela vous plaira. Nous reprendrons les publications dans quelques temps.
dans la fêlure du monde les mots prennent tout leur sens les actions insensibles et insensées l’indignation et l’insignifiance enchaînées à l’impuissance dans la fêlure du monde l’impossible et l’indifférence s’attachent à la réalité sans qu’on y prête attention et un jour les murs sont là dans la fêlure des âmes
le monde marche à l’envers les méchants se font passer pour des gentils les gentils sont pris pour des méchants la réalité perd de son sens les mots aussi se comprendre devient difficile et absurde
L’espoir fait vivre et les mots changent des vies, un poème après l’autre.
– Emmanuelle de Dardel
Et si vous aimez la poésie, allez lire les poèmes des poétesses célèbres que nous présentons dans le nouveau recueil de poésie féminine poetesses8.wordpress.com. En 6 semaines de travail, nous avons déjà posté 40 poétesses célèbres. De l’Antiquité à aujourd’hui, le choix de l’époque est vaste. Les thèmes couvrent l’amour, l’amour trahi, la mort, le silence, l’homme, la femme… De quoi faire réfléchir ceux qui pensent que les femmes sont très peu à écrire de la poésie.
petit à petit on apprend que les mots comptent surtout ceux que l’on dit sous le coup de la colère surtout ceux que l’on ne veut pas dire surtout ceux que l’on se dit à soi-même chaque mot compte même les oublis et les silences et les absences
Merci beaucoup Laurence