chaque printemps les oiseaux réapprennent à chanter au sommet des grands arbres du temps ils déroulent leurs trilles dans le ciel tout près des nuages tout près des enfants il ne reste plus qu'à les écouter l'homme sait-il encore s'oublier pour entendre le chant du monde
les arbres sourient ils savent qu’aujourd’hui on parle sans peur on dit ce qu’on pense avec gentillesse et respect les rires sont souvent hypocrites mais la solitude révèle les absents ceux qui ne parlent plus les oiseaux sourient Les arbres respirent
Elle avait des oiseaux à la place des yeux et des nuages sur la langue. C’est en sautillant sur la pointe des pieds qu’elle aimait traverser la vie, l’air de rien, portée par ses ailes d’ange. Et parfois, elle rencontrait d’autres âmes-oiseaux, à la croisée des destins. Ces âmes-là, elle ne les reconnaissait pas tout de suite, il fallait du temps, beaucoup de temps, pour savoir s’ils attendaient des choses d’elle ou s’ils voulaient cheminer tendrement dans sa vie. Le tout était de les laisser être librement qui ils étaient.
empreintes du temps les yeux des oiseaux dans le jardin du Rhin ton ombre qui s’envole sur les murs et ces églises partout autour d’un soleil qui grandit avec les âmes qui s’ancrent
Merci beaucoup Laurence