là où tu choisis de rester
c’est là que ton cœur respire
pour toujours dans les fleurs des champs
dans les feuilles d’arbres
les soupirs du vent
l’atmosphère du lieu
et même si je ne suis plus là
mon âme viendra encore
humer avec joie et délicatesse
la douceur des instants partagés
la nature qui ne fait qu’un
avec celles et ceux qui se laissent envahir
dans leur sang
comme une maison de l’infini

– Emmanuelle de Dardel

tu n’es plus là

tu n’es plus là

à mon anti-amoureux


tu n’es plus là

pour user de moi

et je me sens mieux

libérée des dix mille fureurs 

que tu ne voulais infliger qu’à moi

en peaufinant ton masque d’homme parfait

Emmanuelle de Dardel

8 mars, journée internationale des droits des femmes



Marina Abramovic, rétrospective au Kunsthaus Zürich