On attend des femmes qu’elles sourient et qu’elles se taisent surtout. Et quand l’une d’elles commence à parler, à répondre, à dire les choses, on s’offusque et on ne comprend pas même pourquoi. Les femmes prennent la parole comme elles font des études, comme elles travaillent, comme elles avancent dans la vie. Elles prennent la parole avec force et douceur, même et surtout pour dire ces choses difficiles. Elles ont compris qu’il vaut mieux s’exprimer posément en tous temps, qu’elles soient calmes, joyeuses ou en colère, car cela a davantage d’impact sur le monde : on ne peut que les écouter.
tout leur est permis jusqu’aux cuisses des femmes ils n’ont peur ni honte de rien personne ne les arrête au contraire l’interdit les enflamme faire comme si à la maison les libère de la honte mais surtout d’un vide intérieur de plus en plus tenace l’infidélité les enchaîne à leur passé ils restent enfants même s’ils tentent de le cacher des enfants prisonniers de leurs jeux absurdes que cherchent-ils à prouver
strates de nuages autour de toi voilée ou libérée des mauvais sorts tous ces poèmes talismans d’écriture renaître revivre chaque jour l’amour pas à pas le respect est un art
Derrière les rideaux et les volets se cache tout un monde, prêt à bondir, prêt à abuser, au moindre faux pas. Ils sont toujours là, à l’affût, comme s’ils n’attendaient que ça. Ta chute, ta tristesse, ta déchéance. Il ne te reste qu’à partir. Tu n’es pas ce qu’ils veulent, ce qu’ils pensent. Garde toujours ta lumière, même si les ombres s’acharnent. Plus tu es lumineuse, plus les ombres s’acharnent. Plus les ombres s’acharnent, plus tu es lumineuse.
Depuis que je m’affirme féministe – cela fait bientôt un an -, j’ai beaucoup de follow unfollow. Cela dérange sans commune mesure, car cela remet en cause les fondements de la société dans son ensemble. Je vais à contre-courant et on ne me le pardonne pas. D’ailleurs je ne sais moi-même pas encore parfaitement comment me positionner. Il n’y a que très peu de féministes.
Pourtant je suis profondément humaniste depuis petite, j’œuvre pour la fin des guerres et l’élévation des âmes et je pense que celles et ceux qui me lisent depuis longtemps le savent. Pourtant je suis féministe depuis mes 13 ans, quand j’ai dévoré le Deuxième sexe de Beauvoir. Pourtant le féminisme est un humanisme : nous demandons calmement et respectueusement une vie égalitaire et harmonieuse entre femmes et hommes. Des traitements égaux, des salaires égaux, ni infanticides, ni féminicides.
Nous ne sommes ni extrémistes, ni virulentes, ni violentes. Nous sommes humanistes et nous souhaitons vivre notre vie pour et par nous-mêmes, tout en étant ingénieures, avocates, médecines, poétesses, troubadouresses, vendeuses, serveuses, secrétaires, sages-femmes, hôtesses, chanteuses, inventeuses, politiciennes, penseuses… et ce même et surtout si les noms de métiers ou les dénominations féminines n’existent (toujours) pas, ou plus.
à la frontière des langues des genres mille étincelles se renouvellent dans le mouvement intemporel impermanent fragile comme toi fort comme toi ils ne savent plus qui tu es mais qui es-tu vraiment tu as tant changé qu’ils ne te voient plus enfin c’est ce qu’ils aimeraient (te faire) croire aimeraient penser ils sont dans le déni comme la plupart des humains qui a envie d’admettre ses erreurs on préfère purger le monde plutôt que S’EXCUSER s’autodétruire petit à petit et insidieusement au lieu d’avouer ses faiblesses et sa vulnérabilité on veut vivre en liberté sans avoir à se justifier notre seule chance ce sont les enfants pourvu qu’on ne les enferme pas dans des théories obsolètes et qu’on leur apprenne à réfléchir en autonomie
N’écoute pas l’algorithme, ce n’est pas lui qui décide du rythme de ta vie, du sens de tes actions. Sous une apparence débonnaire, ses dirigeants ne cherchent que les vues et la fortune, tandis que nous sommes des femmes et des hommes indécodables et mystérieux – indéfiniment. Nous ne sommes pas les esclaves modernes des réseaux sociaux et des trillonnaires. Nous choisissons nos pensées, nos indignations, nos espoirs, nos rêves et nos vies. Et l’art reste une création aux mille émotions.
Merci beaucoup Laurence