par grand froid et grand vent dans le silence du solstice d’hiver pendant les nuits plus longues que la vie ils montrent enfin leurs vrais visages
leur absence résonne sur la pierre gelée ils ne savent plus quoi dire démasqués défaits déchirés par leurs fausses personnalités leurs multiples relations cachées
leurs trahisons t’atteignent malgré tout et même si tu ne sais plus qui tu es ni ce que sont l’amour et l’amitié bientôt tu retrouveras ton chemin
à force de creuser les inconscients l’ombre s’évaporera de la distance naît la lucidité et de l’introspection renaît la lumière
Il y a ceux qui ne vivent que pour eux-mêmes, ils ne pensent qu’à eux-mêmes, en toutes circonstances. Ils parlent d’eux-mêmes, même en parlant pour les autres. Ils agissent pour eux-mêmes, sans égards pour les autres.
Puis il y a ceux qui vivent pour les autres, sans penser à eux-mêmes, ils pensent aux autres avant tout. Ils écoutent et parlent pour les autres, même s’ils auraient grand besoin qu’on les entende. Ils agissent pour les autres, sans regarder leurs propres intérêts.
Il s’agit de prendre la voie du milieu : parler, agir et penser pour soi-même tout en écoutant et en aidant l’autre.
détacher les feuilles d’âme les unes après les autres les relire parfois une vie sans comprendre s’en saisir puis les récrire sur les nuages avec de l’encre de toi de l’encre d’étoile hiéroglyphes du destin immuables ou impermanents toi seul décide l’amour seul décide
Quand iels vous disent : « Normalement je n’ai que peu de respect pour les femmes/hommes. Tu es l’exception. » Fuyez ! Tôt ou tard, vous ne serez plus l’exception, vous retrouverez la masse infâme et informe. Peut-être même que vous n’avez jamais été l’exception dans les faits, dans le fond, qu’une infime partie du temps.
Une poétesse qui parle aussi de nuages. Plus je relis son poème, plus je le ressens en profondeur. Vous connaissez cette autrice ? Voici son article sur l’anthologie Poétesses 8. J’en profite pour vous dire que nous sommes maintenant 4 co-autrices. Plus d’informations sur la page à propos de l’anthologie.
À l’aube de tes grandes mains, marquées par l’impertinence et l’impermanence, on reconnaît ces cœurs trop grands. Ceux qui s’épanchent en lisant des livres au bord des grandes vitres de bus d’un autre monde. Ceux qui ensuite trempent leur plume dans leur sang pour écrire leur âme.
Elle avait des oiseaux à la place des yeux et des nuages sur la langue. C’est en sautillant sur la pointe des pieds qu’elle aimait traverser la vie, l’air de rien, portée par ses ailes d’ange. Et parfois, elle rencontrait d’autres âmes-oiseaux, à la croisée des destins. Ces âmes-là, elle ne les reconnaissait pas tout de suite, il fallait du temps, beaucoup de temps, pour savoir s’ils attendaient des choses d’elle ou s’ils voulaient cheminer tendrement dans sa vie. Le tout était de les laisser être librement qui ils étaient.
Merci beaucoup Laurence