chaque printemps les oiseaux réapprennent à chanter au sommet des grands arbres du temps ils déroulent leurs trilles dans le ciel tout près des nuages tout près des enfants il ne reste plus qu'à les écouter l'homme sait-il encore s'oublier pour entendre le chant du monde
le vertige des vestiges les jours grandissent enfin comme s'il n'y avait plus de peurs tout est déjà écrit tout se sait l'évidence le temps danse une danse sans fin
boire à la coupe de toutes les pensées ancestrales qui élèvent qui défigent
porter nos enfants-mots en étendard
Delphine Garcia
*
le grand vertige du temps et des mots de l'aube naissante à la nuit infinie qui adoucissent et qui plient les âmes qui résistent face à celles qui acceptent
le savoir libère la liberté est phénix et la décision est un dragon à apprivoiser pour grandir
à travers les branches les ombres du temps se dessinent sur les rêves et s'agitent en douceur elles n'oublient rien si ce n'est ce qu'elles ignorent
l'odeur des trahisons flétrit l'instant précieux alors elles l'écrivent envers et contre elles-mêmes elles poétisent le malheur dans l'entrelac des jours
au fil des jours qui s'allongent et s'étirent comme un chat heureux redécouvrir la simplicité à chaque nouvel éveil des jours généreux promesse du temps
un florilège de vie remplit l'air dru par-delà les mots bien avant la poésie le temps n'y résiste pas et l'espoir fou des arbres ils se mirent dans les nuages qui chantent le printemps naissant
Un peu de grandeur pour chacun.e. Et le vers de fin répond au cliché du dernier jour. ⚡️