aphorismes paradoxaux, juillet 2026

il est si facile de se cacher derrière des apparences trompeuses. ce n'est que lorsqu'on est conscient des décalages entre paroles et actions qu'on connaît véritablement quelqu'un. j'ai connu tant de gens accueillants, de prime abord. 

pourtant, beaucoup se sont révélés différents de ce qu'iels disaient être, après quelques mois, ou après un désaccord. parce que c'est souvent lors d'avis contraires que les personnes s'affirment. et lorsqu'on est incapable de séparer la relation du désaccord.

ce n'est pas en ignorant un problème qu'il va disparaître. c'est même l'inverse. plus on ignore un problème, plus il grandit allègrement, jusqu'à prendre la place d'un éléphant noir, jusqu'à rompre des relations qu'on pensait saines.

être dans le déni est plus facile qu'accepter ses erreurs. on pense d'ailleurs que celleux qui les acceptent sont faibles. c'est justement l'inverse, encore une fois. celleux qui acceptent leurs erreurs montrent qu'iels sont prêt.es à se remettre en question.

savez-vous que ceux qui sourient beaucoup sont peut-être les plus tristes ? iels sourient pour rassurer leur entourage. alors qu'à l'intérieur d'elleux-mêmes, iels vivent peut-être dans un champ de mines. c'est pour cela qu'il faut toujours être gentil.le et respectueux.se avec autrui.

- Emmanuelle de Dardel


note : j'emploie à dessein l'écriture inclusive pour éviter d'accentuer les clichés.

aphorismes poétiques

on ne peut bien discuter qu'avec celleux qui sont conscients de leurs peurs, qui peuvent les mettre à nu, sans se sentir défait.es ou jugé.es. 

les relations qui tournent à la haine ou à l'indifférence n'ont jamais été de l'amour. les ennemis se révèlent quand ils ont obtenu ce qu'ielles convoitaient.

chacun de mes poèmes est une porte à ouvrir, une main tendue, un mantra ou un soutien invisible. cela vaut pour tout.es comme pour moi.

l'écriture poétique a deux fonctions principales : l'esthétique pure ou la transformation intérieure. choisissez votre voie ou votre voix.


- Emmanuelle de Dardel

Aphorismes paradoxaux juin 2026

Dire la vérité est souvent bien plus difficile que mentir. Nous avons le droit de nous arrêter un peu, de faire des pauses. Se tromper, c'est une manière d'apprendre. La perfection est un frein : mieux vaut avancer en se respectant, que de tout faire de manière parfaite, puis s'effondrer.

Chaque fois qu'il pleut, les insectes et les plantes s'abreuvent, tandis que les hommes pleurent librement. C'est l'odeur de la pluie - le pétrichor - qui soigne les âmes. On attire ce qu'on pense, ce qu'on vit et qui on est. D'où l'importance de se connaître.

Si l'autre refuse d'écouter, on ne peut pas lui parler. Le dialogue se fait à deux. Écouter c'est une des plus importantes compétences, pourtant elle est très rare. En général, on n'écoute que pour répondre rapidement, pour pouvoir parler de soi.

La confiance est longue à installer, alors qu'elle peut s'évaporer en une seconde. Quand on a de graves problèmes, il est impensable d'en parler comme de la pluie et du beau temps. Alors on se tait, de plus en plus, chaque jour davantage, jusqu'à devenir silence, tout en hurlant à l'intérieur de soi.

- Emmanuelle de Dardel