fulgurance 8
quand la beauté s'efface
revenir à la poésie
du monde
quand les ombres s'acharnent
revenir à l'essence
de soi
comme si c'était le dernier
comme si c'était le premier jour
- Emmanuelle de Dardel
©️✍️
quand la beauté s'efface
revenir à la poésie
du monde
quand les ombres s'acharnent
revenir à l'essence
de soi
comme si c'était le dernier
comme si c'était le premier jour
- Emmanuelle de Dardel
©️✍️
je ne céderai rien
ni les lumières aux ombres
ni les paroles aux silences
ni les gentillesses aux abus
je ne céderai rien
si ce n'est
ma verdeur à la sagesse
ma candeur à la déconstruction
ma naïveté à la clairvoyance
je ne céderai rien
si ce n'est ma loyauté mal placée
- Emmanuelle de Dardel
à travers les branches
les ombres du temps
se dessinent sur les rêves
et s'agitent en douceur
elles n'oublient rien
si ce n'est ce qu'elles ignorent
l'odeur des trahisons
flétrit l'instant précieux
alors elles l'écrivent
envers et contre elles-mêmes
elles poétisent le malheur
dans l'entrelac des jours
- Emmanuelle de Dardel
par grand froid et grand vent
dans le silence du solstice d'hiver
pendant les nuits plus longues que la vie
ils montrent enfin leurs vrais visages
leur absence résonne sur la pierre gelée
ils ne savent plus quoi dire
démasqués défaits
déchirés par leurs fausses personnalités
leurs multiples relations cachées
leurs trahisons t'atteignent malgré tout
et même si tu ne sais plus qui tu es
ni ce que sont l'amour et l'amitié
bientôt tu retrouveras ton chemin
à force de creuser les inconscients
l'ombre s'évaporera
de la distance naît la lucidité
et de l'introspection renaît la lumière
- Emmanuelle de Dardel
Derrière les rideaux et les volets se cache tout un monde, prêt à bondir, prêt à abuser, au moindre faux pas. Ils sont toujours là, à l'affût, comme s'ils n'attendaient que ça. Ta chute, ta tristesse, ta déchéance. Il ne te reste qu'à partir. Tu n'es pas ce qu'ils veulent, ce qu'ils pensent. Garde toujours ta lumière, même si les ombres s'acharnent. Plus tu es lumineuse, plus les ombres s'acharnent. Plus les ombres s'acharnent, plus tu es lumineuse.
- Emmanuelle de Dardel
empreintes du temps
les yeux des oiseaux
dans le jardin du Rhin
ton ombre qui s'envole sur les murs
et ces églises partout
autour d'un soleil qui grandit
avec les âmes qui s'ancrent
- Emmanuelle de Dardel
Son coeur s'effondre
tant de décombres
Plus de coins sombres
où se morfondre
Nulle pénombre
en vain se fondre
- Charly Dufaud
Iels se raniment
notent des rimes
Ces anonymes
pusillanimes
De magnanimes
en équanimes
- Emmanuelle de Dardel
ils portent tous un masque
des masques
pour cacher leur âme
qui leur fait peur
ils fuient leur ombre
on ne les reconnaît pas
ils ne se connaissent pas
eux-mêmes
l'apparence est trompeuse
l'argent n'est pas le moteur
se connaître demande temps
courage efforts et énergie
se connaître c'est vivre en solitude
embrasser ses imperfections
plonger dans ses peurs
et grandir dans l'incertitude
- Emmanuelle de Dardel
la fille de l'ombre
écrit des poèmes
pour dorer les étoiles
- Emmanuelle de Dardel
dans la pénombre
de leurs faux je t'aime
vies et sourires se voilent
- Charly Dufaud
Un peu de grandeur pour chacun.e. Et le vers de fin répond au cliché du dernier jour. ⚡️