ce n'était pas qu'une histoire d'amour qui a mal fini. c'était une mauvaise histoire, une histoire de haine, de mépris, de domination et de violences.
ce n'était pas non plus un amour impossible. quand on s'aime mais qu'on ne s'entend pas, qu'on ne se correspond pas bien, ou que l'un est déjà pris.
c'était une histoire qui n'aurait jamais dû avoir lieu, qui a commencé dans la violence, et qui ne s'est jamais vraiment terminée, le prix à payer étant indicible.
Quand on aime trop, le coeur s'en va avec l'être aimé. L'inconstance des autres a un prix insupportable, on perd son propre coeur, et c'est irréversible. Il ne nous reste plus rien qu'un peu de courage, pour reconstruire l'invisible. Pourtant elle cache aussi un cadeau inestimable : un nouveau cœur voit le jour en nous-mêmes, plus proche de notre être véritable, plus en phase avec la réalité.
Seuls la loyauté, la constance, la gentillesse, le respect, l'honnêteté, la considération et l'amour peuvent ouvrir les serrures des cœurs flétris par la vie.
Tout ce que j'écris en ce moment est impubliable. Trop personnel, trop intime, trop noir, trop déchirant, trop évident, trop... J'ai bien tenté de tout récrire de mille manières. Et c'est certain que j'y parviens, de temps à autre. Pourtant dans l'ensemble, plus j'avance, plus les textes deviennent impubliables, moins je parviens à les récrire. Ce sont des notes de mon inconscient, qui ne sont déjà plus inconscientes mais pas encore acceptables. Alors je les laisse dormir d'un œil, là dans mon cahier ou dans mon téléphone intelligent. Je ne les oublie pas, chaque texte est un nouveau fragment de mon nouveau moi. Je ne les oublie pas, je ne peux juste pas les publier. Je ne les oublie pas, ils sont indicibles mais présents. Comme des morceaux aléatoires d'étoiles au vent de la sagesse et de l'avenir.
Il y a ceux qui ne vivent que pour eux-mêmes, ils ne pensent qu'à eux-mêmes, en toutes circonstances. Ils parlent d'eux-mêmes, même en parlant pour les autres. Ils agissent pour eux-mêmes, sans égards pour les autres.
Puis il y a ceux qui vivent pour les autres, sans penser à eux-mêmes, ils pensent aux autres avant tout. Ils écoutent et parlent pour les autres, même s'ils auraient grand besoin qu'on les entende. Ils agissent pour les autres, sans regarder leurs propres intérêts.
Il s'agit de prendre la voie du milieu : parler, agir et penser pour soi-même tout en écoutant et en aidant l'autre.
Quand iels vous disent : "Normalement je n'ai que peu de respect pour les femmes/hommes. Tu es l'exception." Fuyez ! Tôt ou tard, vous ne serez plus l'exception, vous retrouverez la masse infâme et informe. Peut-être même que vous n'avez jamais été l'exception dans les faits, dans le fond, qu'une infime partie du temps.
Un peu de grandeur pour chacun.e. Et le vers de fin répond au cliché du dernier jour. ⚡️