silène
seul le silence
sait qui je suis
par-delà les masques
les incompréhensions
barrières
freins
oublis
seul le silence
m'autorise
à écrire
le monde
l'autre
moi-même
par-delà l'indifférence
et l'inconscient
seul le silence
- Emmanuelle de Dardel
seul le silence
sait qui je suis
par-delà les masques
les incompréhensions
barrières
freins
oublis
seul le silence
m'autorise
à écrire
le monde
l'autre
moi-même
par-delà l'indifférence
et l'inconscient
seul le silence
- Emmanuelle de Dardel
vivre de peu
presque nuages
l'indifférence bleuit
parler d'amour
pour s'en souvenir
la haine ne
m'atteindra pas
réveiller ses rêves
la folie des fleurs
dans le silence
s'ouvre en grand
apprendre à revivre
tous les jours
de toute son âme
comme une forêt
- Emmanuelle de Dardel
le silence
la nuit
les bruits étouffés
le silence des pensées
la nuit étoilée
les bruits d'avant
le silence des amitiés fanées
la nuit aux mille étoiles invincibles
les bruits d'un cœur qui bat malgré les crimes
le silence est un chemin vers un soi plus vrai un monde plus juste
la nuit œuvre le monde des choses cachées des tabous des dénis de l'inconscient
les bruits que l'on refuse résonnent dans les étoiles et les astres semblent suspendus par cette musique d'ange
le silence est un autre langage
la nuit est une autre journée
les bruits sont des rêves brisés
le silence apaise
la nuit réenchante
les bruits deviennent des amis
insomnie
- Emmanuelle de Dardel
On attend des femmes qu'elles sourient et qu'elles se taisent surtout. Et quand l'une d'elles commence à parler, à répondre, à dire les choses, on s'offusque et on ne comprend pas même pourquoi. Les femmes prennent la parole comme elles font des études, comme elles travaillent, comme elles avancent dans la vie. Elles prennent la parole avec force et douceur, même et surtout pour dire ces choses difficiles. Elles ont compris qu'il vaut mieux s'exprimer posément en tous temps, qu'elles soient calmes, joyeuses ou en colère, car cela a davantage d'impact sur le monde : on ne peut que les écouter.
- Emmanuelle de Dardel
la la victime la victime est la victime est coupable la victime est coupable d' la victime est coupable d'être la victime est coupable d'être victime la victime n'est pas coupable d'être victime la victime n'est pas coupable d'être la victime n'est pas coupable d' la victime n'est pas coupable la victime n'est pas la victime n'est la victime la - Emmanuelle de Dardel Soutenir une victime, c'est prendre son parti. Seul.e l'agresseur est coupable. Le silence de l'entourage et de la société donne raison à l'agresseur.
pendant une vie
je n'ai plus pu parler
le poids était immense
aussi lourd que la galaxie entière
parler n'avait plus aucun sens
puisqu'on ne me croyait pas
alors j'écri(vai)s
de la poésie
du fond de mon ciel noir nuit
depuis mes canapés-lits nuages
par-delà les étoiles meurtries
les conflits et les silences qui croassent
aujourd'hui je parle un peu
aux gens bienveillants
qui écoutent un peu
sourient avec des yeux étoiles
et tendent la main sans exiger
les autres
ceux qui jugent
je n'y arrive plus
toujours pas
entendre est facile
écouter (l'indicible) est un art
- Emmanuelle de Dardel
Tout ce dont on refuse de parler devient littérature, un jour ou l'autre.
- Emmanuelle de Dardel
Qu’importe ses ex guerres
leurs éclats de colère ombres
mortifères ou silences
déserts au soleil
amer
Dans son coeur c’est la mer
ses vagues persévèrent
et elle s’y désaltère
aujourd’hui et
naguère
– Charly Dufaud
Parmi tous les roublards
leurs troubles infinis transformés
en brouillards orages
d'émotions au vent
du courage
La clé dans le fumoir
adieu à l'illusoire
elle connaît les rouages
et l'anti-
exutoire
- Emmanuelle de Dardel
Le silence est le plus puissant de tous les mépris. C'est une arme de destruction de l'âme. Et c'est un mur invisible, intangible et insurmontable. Il vaut mieux prendre un peu de temps pour dire les choses, parler de ce qui dérange, échanger à propos de sa vision du monde, souvent très différente de ce que l'autre vit et pense. La communication franche et honnête est un grand pas vers l'autre et vers soi. A quoi bon, sinon ?
- Emmanuelle de Dardel
Un peu de grandeur pour chacun.e. Et le vers de fin répond au cliché du dernier jour. ⚡️