blog de poésie
sabordage
ils partent
à l’abordage
des âmes tendres
sur le pont du soir
et de la vie
c’est un échec
de se penser
conquérants
des coeurs
et surtout des corps
sans s’inquiéter
des âmes
où palpitent
les rêves
les espoirs
qui font frémir
de joie
l’humanité
toute entière
– Emmanuelle de Dardel
mystère
mystère
dans l’éblouissement du monde
garder les yeux purs
oser voir et entendre
ce qu’ils refusent
malgré les griffons
les fêlures sans fin
brisures
obscurs
opaques
l’apathie
l’inertie
quand tout est nuit
ouvrir les yeux et les mains
étoiler les trahisons
chanter la mélodie du soleil
voltiger les voies lactées
dans l’ombre des jours à venir
la mort est pour plus tard
la mort est pour jamais
Emmanuelle de Dardel
©️
Aphorisme en 3 mots
Juger c’est critiquer.
– Emmanuelle de Dardel
Ouverture
Envers les médisances
ses anciennes souffrances
et antiques défiances
désormais elle avance
dans ses yeux l’espérance
des ans la clairvoyance
et un zeste de chance
– Charly Dufaud
Ah la littérature
bienfaisante coupure
d’une vie d’aventures
comprendre le futur
le temps ose l’épure
respirer la nature
rechercher l’ouverture
– Emmanuelle de Dardel
ils savent
ils savent
ils savent ce qu’ils font
ils savent ce qu’ils veulent
ils savent ce que cela vous fait
vous savez
vous savez ce que vous faites
vous savez ce que vous voulez
vous savez ce que cela fait aux autres
nous savons
nous savons ce que nous faisons
nous savons ce que nous voulons
nous savons ce que cela leur fait
– Emmanuelle de Dardel
sans titre
où vont les oiseaux
les papillons
les insectes
quand l’été s’échappe
dans les nuages
– Emmanuelle de Dardel
hasard
au hasard
des rencontres
des idées
des envies
de la vie
retrouver
son chemin
enfin
ses rêves
ses espoirs
comme un
moineau
qui sautille
vers l’ordinaire
et l’enchanté
les fées viennent
quand on les
regarde avec
amour
– Emmanuelle de Dardel
danse l’automne
quelques feuilles mortes
s’élancent avec élégance
elles dansent l’automne
– Emmanuelle de Dardel
soi toi-m’aime
je surnage ma vie
je nage je plonge
je crawle je brasse
je coule
je coule à pic
je me noie
je perds pied
je perds mon âme
je perds la vie
celle qui me rendait malade
celle des abuseurs en libre-service
profiteurs traîtres menteurs trompeurs manipulateurs
ceux qui ne disent pas tout
ceux qui m’utilisent pour leurs desseins
je renais
sans eux sans toi
avec moi
phénix dragon monstre des profondeurs
je renais en poésie
de poésie
pure poésie
moi-même
moi-m’aime
sans masques de bienséance
sans injonctions contradictoires
sans t’oublier
sois toi-même mais pas trop
soi toi-m’aime mais tais-toi
sois douce polie modeste et charmante
et accepte l’impossible indicible inavouable
je vis sans toi
dans l’
invisible
incertitude
infini
ailleurs
et ici
nous ne sommes qu’un
pourquoi t’acharner à me mourir
– Emmanuelle de Dardel
libre pensée
le soleil sourit
la pluie a lavé le passé
a lavé l’avenir
il peut briller à nouveau
sur la route du temps
– Emmanuelle de Dardel

Merci beaucoup Laurence