Se perdre
Se perdre soi-même
Se perdre en l’autre
Se perdre pour l’autre
Se perdre en route
Se perdre
La seule manière de se trouver
C’est se perdre
Le paradoxe
Emmanuelle de Dardel, 15 05 2023
Se perdre soi-même
Se perdre en l’autre
Se perdre pour l’autre
Se perdre en route
Se perdre
La seule manière de se trouver
C’est se perdre
Le paradoxe
Emmanuelle de Dardel, 15 05 2023
Comme un lion
Rugissant et menaçant
Au-dessus de sa tête
Le vent du large
Il l’appelle dans ses bras
Ou n’est-ce qu’un rêve
La mer dans ses yeux
Nuages psychédéliques
Elle se noie dans ses larmes
Tout l’or des peines
Dans ses yeux et dans son cœur
N’y suffiront pas
Une coccinelle
Sur le bout de son âme
Encore de la chance
Dans son champ oublié
Se cache le grand trésor
De l’amour
Emmanuelle de Dardel
Un élevage aux mille espèces
Dans une âme aux mille désenchantements
Des coccinelles qui se posent en rangeant leurs ailes soigneusement
Des papillons qui papillonnent sur les fleurs éphémères jusqu’au lendemain
Des oiseaux qui volent à perdre haleine en criant de joie comme les enfants
Et des nuages qui font des volutes comme les violons pour accueillir tes dragons, même et surtout les noirs qui crachent du feu
Réapprendre à vivre avec la poésie des choses simples
Comme le bonheur de ta présence
Comme la lumière de ton cœur
Emmanuelle de Dardel
Dans ton grand coeur noir
S’écoule l’or des larmes
Comme un talisman
De l’obscur silence
Me vient la douce conscience
Des lumières de l’âme
Oh cet abandon
A révélé ta noirceur
Et ma vacuité
Cet obscur objet
Admiration sans nom
Éclairer les mots
Partir en poésie
Trouver la clé des nuages
Récolter les étoiles
Les plus solitaires
Qui ont perdu leur âme
A force de briller
Emmanuelle de Dardel
Elle s’est assise
A la table des étoiles
Pour le rencontrer
(Emmanuelle de Dardel)
C'est une souffrance
Que d'exposer ses écrits
C'est aussi un apaisement, une drogue
Les pensées s'arrêtent
Attrapées au vol
Leur ballet obsédant s'amenuise
Certaines disparaissent
La lance-plume les a touchées
Celle de la caricature de Dürrenmatt
Elles deviennent mots
Puis phrases
Puis lettres
Poésies
Romans
Parfois paroles
Quand l'autre écoute
Et s'éteignent quelques temps
Dans le volcan de l'âme
Qui s'endort le soir
Comme laissée pour morte
Jusqu'à la prochaine éruption du lendemain
De plus en plus vive
De plus en forte chaude incontrôlable et enflammée
Les mots reprennent leur chorégraphie sauvage
La danse n'en finit pas
Comme la vie, elle avance sans cesse
Imperturbable, inlassable, infatigable
Emmanuelle de Dardel

Merci beaucoup, ce souhait me plaît tout à fait. Et un excellent mois d'août plein de joies, d'inattendus et d'inspiration…