L’infinito, Giacomo Leopardi

Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
E questa siepe, che da tanta parte
Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
Ma sedendo e mirando, interminati
Spazi di là da quella, e sovrumani
Silenzi, e profondissima quiete
Io nel pensier mi fingo; ove per poco
Il cor non si spaura. E come il vento
Odo stormir tra queste piante, io quello
Infinito silenzio a questa voce
Vo comparando: e mi sovvien l’eterno,
E le morte stagioni, e la presente
E viva, e il suon di lei. Così tra questa
Immensità s’annega il pensier mio;
E il naufragar m’è dolce in questo mare.

Traduction de F.A. Aulard

L’Infini

Toujours chères me furent cette colline déserte et cette haie qui, sur un long espace, cache au regard l’extrême horizon. Mais, m’asseyant et regardant, au delà de la haie j’imagine d’interminables espaces, des silences surhumains, un profond repos où peu s’en faut que le cœur ne s’effraie. Et comme j’entends bruire le vent à travers le feuillage, je vais comparant le silence infini à cette voix : et je me souviens de l’éternité, des siècles morts, du siècle présent et vivant et du bruit qu’il fait. Ainsi dans cette immensité s’anéantit ma pensée et il m’est doux de faire naufrage dans cette mer.

Textes tirés de la page Wikipedia https://fr.m.wikipedia.org/wiki/L%27Infini_(po%C3%A8me)

Tête-à-tête éphémère

Partir en voyages 
Dans les nuages de la vie 
Se laisser emporter 
Sur les ailes des rêves 
Dévaler les pentes infinies 
Des utopies et des impossibles 
Caresser les dragons, les noirs 
Les roses et les multicolores 
En liberté absolue 
Dans la lumière des âmes 
Pas de ségrégation ni discrimination 
Chez les habitants des nuages 
Et te retrouver 
Pour danser sous une pluie 
De pétales de neige 
Et de flocons d'étoiles 
Dans un tête-à-tête éphémère 
Sans cesse renouvelé 

(Emmanuelle de Dardel)