Un livre sur Louis de Dardel, mon grand-père paternel
Ce grand-père que je n’ai pas connu et dont je ne peux donc guère parler, autrement que par ouï-dire, est maintenant le héros d’un livre que je me réjouis de lire.
Ce grand-père que je n’ai pas connu et dont je ne peux donc guère parler, autrement que par ouï-dire, est maintenant le héros d’un livre que je me réjouis de lire.
Fading de la tristesse oubli
Le bruit du cœur brisé faiblit
Et la cendre blanchit la braise
J’ai bu l’été comme un vin doux
J’ai rêvé pendant ce mois d’août
Dans un château rose en Corrèze
Qu’était-ce qui faisait soudain
Un sanglot lourd dans le jardin
Un sourd reproche dans la brise
Ah ne m’éveillez pas trop tôt
Rien qu’un instant de bel canto
Le désespoir démobilise
Il m’avait un instant semblé
Entendre au milieu des blés
Confusément le bruit des armes
D’où me venait ce grand chagrin
Ni l’œillet ni le romarin
N’ont gardé le parfum des larmes
J’ai perdu je ne sais comment
Le noir secret de mon tourment
À mon tour l’ombre se démembre
Je cherchais à n’en plus finir
Cette douleur sans souvenir
Quand parut l’aube de septembre
Mon amour j’étais dans tes bras
Au-dehors quelqu’un murmura
Une vieille chanson de France
Mon mal enfin s’est reconnu
Et son refrain comme un pied nu
Troubla l’eau verte du silence
Louis Aragon, Le Crève-coeur, Le Nouveau Crève-coeur, Paris, Poésie / Gallimard, 1946, p.52
Un trou à l’oreille
Un gouffre dans le cœur
Un abîme dans mon âme
Les émotions s’entrechoquent
Des piles et des piles s’entassent
Jour après jour
Les vagues débordent et coulent
Je fonds dans la mer intérieure
Aucun lavage possible
Tout recouvre ce qui est déjà là
Je vis dans une planète d’émotions
Impossible d’oublier
Les gens parlent et rigolent
Sur la terrasse ombragée
Au cœur de Lausanne
A côté de l’Art Brut
Mais je n’oublie pas
Les catastrophes de la vie continuent
Les rouages sont bloqués
Par de petits cailloux invisibles
La révolution croque et craque
Allergie aux changements
Les habitudes ont la vie dure
Les normes régissent le tout
L’heure tourne
L’heure tourne sans arrêt
Perte d’équilibre
Emmanuelle de Dardel 27 05 2021

Cœur déchiqueté
Par tes mains insensibles
Comme une charogne
Champ de la passion
Amour fragile et puissant
Ce coquelicot
Frêle coccinelle
Perdue sur une ortie
Son âme en paix
Etoile égarée
Le chemin de l'infini
Et tous les possibles
Emmanuelle de Dardel
Au bord de ce lac
Récolte de poésie
Tout un univers
Emmanuelle de Dardel
Merci beaucoup, ce souhait me plaît tout à fait. Et un excellent mois d'août plein de joies, d'inattendus et d'inspiration…