arpèges

dans la lumière des jours vains 
la solitude joue des arpèges
sur le clavier de mon cœur
comme un enfant
sans fin sans retenue
et tout ce que vous refusez
l'impossible s'éclaire en naufrage
alors je rallume parfois une étoile perdue
sur un nuage abandonné

- Emmanuelle de Dardel

sans parler

sur le fil 

à corps tendu

c'est ainsi qu'elle se déplace

entre deux mondes

sur la crête

les nuages chuchotent

cette langue spéciale des âmes

qui se reconnaissent

sans parler


- Emmanuelle de Dardel
Et vous pouvez maintenant lire ce blog de poésie sur lesamesdabord.ch. Mon mantra personnel est aussi devenu mon adresse Internet. 

partition

chaque printemps 
les oiseaux réapprennent à chanter
au sommet des grands arbres du temps
ils déroulent leurs trilles dans le ciel
tout près des nuages tout près des enfants
il ne reste plus qu'à les écouter
l'homme sait-il encore s'oublier pour entendre le chant du monde

- Emmanuelle de Dardel

Repost de l'an passé !

vertige

le vertige des vestiges 
les jours grandissent enfin
comme s'il n'y avait plus de peurs
tout est déjà écrit
tout se sait
l'évidence
le temps danse
une danse sans fin

- Emmanuelle de Dardel

engouement

dans l'engouement

et le vertige

c'est ainsi qu'il faut vivre

pleinement

avec enthousiasme et

ardeur

sans pourtant rien attendre

en retour

comme un feu intérieur

perpétuel

le soleil des jours de pluie

le soleil qui brille

jusqu'au bout des doigts

- Emmanuelle de Dardel