Plonger dans la solitude Nager dans la tristesse Se noyer dans le désespoir Sombrer Perdre pied Ne plus respirer Et apercevoir enfin Les gens et les choses sous leur vrai jour S’accrocher alors A la lumière ténue De l’étoile lointaine Qui brille encore un peu La seule qui compte La sienne propre Au cœur de son âme
Pourquoi j’écris ? Car les mots s’amoncellent dans ma tête, comme la végétation dans un jardin à l’abandon. Une végétation explosive, qui devient de plus en plus belle par et pour elle-même, avec mille racines, enchevêtrements et floraisons inattendues. Alors je déplie chaque feuille et chaque fleur l’une après l’autre, comme des mots tout froissés par l’oubli et l’inattention, puis j’en fais des colliers de nuages, sur lesquels je pars en poésie.
C'est une souffrance Que d'exposer ses écrits C'est aussi un apaisement, une drogue Les pensées s'arrêtent Attrapées au vol Leur ballet obsédant s'amenuise Certaines disparaissent La lance-plume les a touchées Celle de la caricature de Dürrenmatt Elles deviennent mots Puis phrases Puis lettres Poésies Romans Parfois paroles Quand l'autre écoute Et s'éteignent quelques temps Dans le volcan de l'âme Qui s'endort le soir Comme laissée pour morte Jusqu'à la prochaine éruption du lendemain De plus en plus vive De plus en forte chaude incontrôlable et enflammée Les mots reprennent leur chorégraphie sauvage La danse n'en finit pas Comme la vie, elle avance sans cesse Imperturbable, inlassable, infatigable
Merci beaucoup, ce souhait me plaît tout à fait. Et un excellent mois d'août plein de joies, d'inattendus et d'inspiration…