Lorsque tu es parti Mon coeur s'est pris en grippe Il a hoqueté longuement Partagé entre contradictions de vie Et injonctions létales Il ne savait plus respirer Il ne battait que pour toi Il ne voulait plus de moi Et lorsque tu es parti Il est parti avec toi Pour toujours
Tout s'évapore Je ne sais plus As-tu seulement existé ? L'impression qu'on se connait Mais peut-on se connaître Si on ne se parle plus Si on ne sait plus rien Si on ne partage rien Si on n'est plus là pour l'autre L'avons-nous seulement été ?
Envie de partir Tout quitter Surtout soi Malgré soi Drames Oublis Silences Violences Puis se rappeler La vie est ici La beauté est le regard La beauté est en soi Apprivoiser ces nuages Les déchiffrer Les siens Ceux des autres Et les écrire
La tristesse l'empêche d'écrire Trop de sentiments s'entassent les uns sur les autres Comme une pile de vieux papiers écornés et jaunis Dont on ne lit même plus les mots Ils ont perdu leur couleur au soleil brûlant de son indifférence
La tristesse la noie dans son port Le reflux et le ressac sont incessants Les larmes deviennent des orages Son absence est insoutenable L'impossible devient la norme
La tristesse nouveau mode de vie Son âme survit à peine Ses jours s'écoulent désarticulés Seuls la tristesse et le désert et l'oubli Incommensurable vide de lui de lui de
Marcher sur l'eau Plonger dans les nuages Monter sur les escaliers de vide Construire un château aérien Installer une échelle des étoiles Partir en voyage avec les hirondelles Chanter avec les moineaux Te revoir et te parler Devenir fourmi de la forêt Danser sans s'arrêter Rencontrer le Petit prince Philosopher avec Louise Labé Nager sur la lune Construire un navire intergalactique aussi grand qu'une cité Compter les voies lactées Explorer les trous noirs Dépasser la vitesse de la lumière Vivre (dans) 3000 ans
Merci beaucoup, ce souhait me plaît tout à fait. Et un excellent mois d'août plein de joies, d'inattendus et d'inspiration…