by Emmanuelle de Dardel | vendredi 6 juin 2025 | anthologie personnelle, articles analytiques, prose |
Au cours d'une discussion, j'ai encore entendu ce cliché "ce n'est que des mots, ça ne va pas te faire de mal. Tu laisses passer au-dessus de ta tête et c'est bon..."
Non, ce ne sont pas que des mots. Les mots représentent et construisent le réel. Ce sont grâce à eux qu'on apprend à l'école et qu'on construit sa personnalité.
Ce sont ces mots qui nous permettent de nous exprimer et de discuter avec les autres. D'écrire et de lire. De faire des études, de travailler, de lire le journal, de lire des livres, des romans, de la poésie, des nouvelles...
Ils font plaisir quand ils sont tendres et doux. Parfois même, les mots sourient, font des clins d'œil, caressent, tremblent de joie et rient. Ils éclatent de rire, et ont même des fous rires.
Les mots guérissent aussi. Ils confortent, rassurent, soutiennent, cherchent des solutions, sont présents dans le malheur et la tristesse. Quand plus rien ne va et que plus personne n'est là.
Souvent, les mots attendent. Ils attendent l'autre, ils attendent le mot juste. Ils attendent le bon moment. Ils attendent tellement que c'est alors trop tard. Plus tard devient trop tard.
Enfin, les mots partent, fuient, chassent. Ils hurlent aussi. Ils frappent, tapent, donnent des coups de pied, des gifles, des coups de poing. Ils dépècent, ils mettent en morceaux, ils vident. Les mots tuent aussi. Les mots tuent les relations, tuent les âmes, tuent les cœurs.
Alors non, ce ne sont pas que des mots. Ils sont le reflet du réel et de nous-mêmes. Les mots nous constituent. Ils sont la colonne vertébrale de notre parole, de notre personnalité, de notre âme. Et ils sont l'alphabet des écrivains et des poètes.
- Emmanuelle de Dardel
by Emmanuelle de Dardel | lundi 26 mai 2025 | poésies libres |
dans ses mots
des aveux
d'impuissance
dans ses yeux
des étoiles
de vie
- Emmanuelle de Dardel
by Emmanuelle de Dardel | samedi 24 mai 2025 | duos poétiques |
les mots sont précieux
comme des anges
aux ailes abîmées
- Emmanuelle de Dardel
Un poème à deux voix
Capture les rimes
Et les âmes à l'unisson
- Gérard Mornet
by Emmanuelle de Dardel | jeudi 8 mai 2025 | poésies libres |
dans chacun de ses mots
la vérité s'ébroue
à chaque respiration
- Emmanuelle de Dardel
by Emmanuelle de Dardel | lundi 14 avril 2025 | poésies libres |
Le viol est un crime invisible. Quand l'amour mène au crime, c'est une "grave infraction à la loi morale et à la loi civile" selon le Larousse. Ce n'est pas de l'amour, c'est un homicide, un meurtre, un assassinat.
On ne meurtrit pas la personne qu'on aime, chaque jour insensiblement, lentement, peu à peu, en abusant d'elle sous la contrainte. On la respecte, considère, soigne, choie, chérit, protège, et on grandit ensemble en se tirant vers le haut.
- Emmanuelle de Dardel
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by Emmanuelle de Dardel | vendredi 11 avril 2025 | poésies libres, prose |
les mots rapprochent les cœurs
quand ils sont francs et authentiques
mais dès que les secrets s'emmêlent
les âmes s'éloignent insensiblement
- Emmanuelle de Dardel
by Emmanuelle de Dardel | mercredi 24 janvier 2024 | poésies libres |
l'espoir s'est égaré
il s'est détaché
des cœurs tremblants
à chaque trahison
reconstruire patiemment
jour après jour
la lumière de l'âme
en insufflant avec douceur
des bribes de joie
et des mots d'amour
Emmanuelle de Dardel
by | lundi 22 mai 2023 | poésies |
Le mot ronce, dis-tu? Je me souviens
De ces barques échouées dans le varech
Que traînent les enfants les matins d’été
Avec des cris de joie dans les flaques noires
Car il en est, vois-tu, où demeure la trace
D’un feu qui y brûla à l’avant du monde
– Et sur le bois noirci, où le temps dépose
Le sel qui semble un signe mais s’efface,
Du feu qui va en mer la flamme est brève,
Mais quand elle s’éteint contre la vague,
Il y a des irisations dans la fumée.
Le mot ronce est semblable à ce bois qui sombre.
Et poésie, si ce mot est dicible,
N’est-ce pas de savoir, là où l’étoile
Parut conduire mais pour rien sinon la mort,
Aimer cette lumière encore? Aimer ouvrir
L’amande de l’absence dans la parole?
Yves Bonnefoy, Ce qui fut sans lumière, Paris, Poésie Gallimard, 1991, p. 42
by Emmanuelle de Dardel | lundi 1 mai 2023 | haikus libres |
Echarpe de mots
Le sillage de ton âme
Nocturnal oubli
Merci beaucoup, ce souhait me plaît tout à fait. Et un excellent mois d'août plein de joies, d'inattendus et d'inspiration…