L’ombre des rimes

Son coeur s'effondre
tant de décombres

Plus de coins sombres
où se morfondre

Nulle pénombre
en vain se fondre

- Charly Dufaud

Iels se raniment
notent des rimes

Ces anonymes
pusillanimes

De magnanimes
en équanimes

- Emmanuelle de Dardel

Aphorismes du jour

Les réponses des autres sont souvent inattendues et hors de toute attente. Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir. La maladie n'est pas une malédiction, mais un message de notre inconscient qui s'essouffle. Nous ne savons plus nous écouter simplement, avec empathie, nous ne faisons que répondre pour terminer la conversation. De même, nous ne savons plus demander si l'autre a besoin d'écoute ou de solutions concrètes.

Et s'il n'y a que déni et écoute superficielle, c'est le signe d'une relation bancale. Prendre le prétexte de l'amour pour utiliser l'autre est le pire manque de considération. Partir n'est pas un signe de faiblesse. La gentillesse est la marque d'un esprit qui a choisi consciemment de soutenir la bonté et la compassion. Seul le langage non verbal est représentatif. Toute tentative de contrôle sur l'autre dénote une relation déséquilibrée.

Tout ce que vous pensez de l'autre est en réalité une projection de vous-même. La vérité dérange bien plus qu'un joli mensonge, si doux soit-il. Il n'est pas nécessaire de faire ou dire quelque chose pour trahir quelqu'un, l'inaction suffit largement. Chaque rêve est une promesse de futur. Les anges prennent souvent la forme d'enfants. Chaque mot contient une graine d'amour ou de haine, à nous de faire la différence. Jardiner l'amour demande souvent une vie.

Ne jamais excuser l'inexcusable. Une relation fluide permet d'aller à l'essentiel et de se parler d'âme à âme. Réfléchir aux conséquences avant de prendre une décision aide à mieux agir. Pour cela, vivre au calme en prenant le temps de décomposer ses actions est indispensable.

- Emmanuelle de Dardel

Cahin-caha

Ainsi va la vie, on avance d'une main, on recule d'une tête

Il y a ceux qui prennent le pouvoir et qui imposent leurs droits

Ceux qui soignent et écoutent, ceux qui soignent sans savoir

Ceux qui aident et remercient, ceux qui prennent, ceux qui possèdent tout d'un seul regard

Et ceux qui avancent l'air de rien, en tentant de se faire une place dans un monde réservé aux puissants et aux riches

Cahin-caha, prendre sa place, garder sa place, la tête haute, les faibles ont plus d'ardeur, ils font tourner la tête à la force de leur cœur

- Emmanuelle de Dardel

Poème accompagné par une œuvre d'art en vidéo sur mon Instagram les.ames.dabord

La vie

La vie est un éternel paradoxe. (Sur)vivre est une bataille de chaque instant. L'amitié peut mourir en un soupir imperceptible. L'amour apparaît quand on est aligné, quand le cœur, l'esprit et l'âme battent pour les mêmes causes ; quand on dit ce qu'on fait et qu'on fait ce qu'on dit. L'amour c'est aussi grandir ensemble dans le respect et les défis.

Il serait si facile de tout abandonner, pourtant on s'y refuse. Chaque matin on choisit de poursuivre la journée d'hier ou recommencer une nouvelle vie. Seuls les (cœurs d') enfants voient la réalité sans attentes, car ils ne connaissent pas la valeur de l'argent. Les rêves sont les seules choses que l'on peut rendre tangibles.

On oublie souvent de s'aimer soi-même, bien que l'on soit la personne la plus importante de notre vie. Chaque rupture nous ouvre davantage à notre vraie personnalité. La colère est notre meilleure amie. Plus on recherche la lumière (des étoiles), plus on est conscient de la richesse de la nuit, révélatrice.

La solitude n'est pas synonyme de malheur. L'absence est la signature de l'amour. La mort nous apprend à vivre intensément. Quand allons-nous accepter ces paradoxes ?

- Emmanuelle de Dardel

Un texte ou une suite d'aphorismes, d'un trait d'un jet. L'inspiration et l'écriture changent, au gré du vent, des rencontres, de l'acceptation des choses, des textes qui aimeraient voir le jour...